Love song

lundi 15 juin 2015
par  sylvain
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Le plus dur, c’est qu’elle soit revenue. Quand elle a sonné et que j’ai ouvert, qu’eelle est entrée sans un mot, je n’ai rien dit. Rien pu dire. Walter avait eu beau m’agonir d’injures, je l’avais fait taire. Rachel était ma femme, techniquement. Qu’elle soit partie 8 mois avec ce minable de Tony, même pas un bon musicien, ne changeait rien au fait de base : nous étions marié, pour le pire et le pire.

Elle avait repris la chambre, sans tenir compte de ces 8 mois de douleur, me renvoyant dormir dans le studio. C’était dur, surtout de la désirer. Mais l’effet bénéfique, la première fois qu’on a couché en semble, c’est que je me suis remis à composer des trucs plus gais. Moins noirs, en fait. Et donc plus vendables, ce qui rendait Georges très heureux.

Là ou j’ai eu un peu de mal, c’est quand je me suis rendu compte que le père de l’enfant était Georges, et pas Tony, qui était en plus venu chez moi, avait glissé et s’était retrouvé mort au milieu de mon allée.

Georges m’avait d’abord trahi sur le plan musical, et voilà que j’apprenais qu’il me cocufiait avec mon épouse depuis plus de 20 ans. Heureusement, je n’ai pas réussi à tuer Walter après son opération ratée, et quand tout le mode se fût retrouvé à la maison, j’ai pu goûter au calme d’une vie de famille...


Commentaires

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lundi 17 août 2015 à 22h16 - par  sylvain

Je vous avoue, encore une fois, je me suis laissé prendre à la séduction de l’écriture de P. Djian, j’ai aimé.

C’est pourtant glauque à souhait, l’histoire de cette homme éperdu d’amour, sans savoir réellement le montrer, pour une femme qui l’aime, lui, comme elle en aime un autre.

C’est un hymne à l’amour, sous toutes ses manifestations, même les plus crues, les moins compréhensibles. Peut être tout simplement les plus humaines, car finalement, ce n’est pas pire que les relations entre les protagonistes de Germinal ou de Notre Dame de Paris.

Juste plus actuel.

Mais aussi jouissif.