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samedi 2 avril 2016
par  sylvain
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A 21 ans, Maud qui ne se trouvait aucune raison de vivre s’est engagée dans une association humanitaire. Puis, de fil en aiguille mais surtout sur les conseils de Lionel, elle avait accepté une mission de livraison de matériel humanitaire en Bosnie.

10 jours après le départ, elle se retrouve au volant d’un 15 tonnes, Lionel sur le siège conducteur, Vauthier assoupi dans la couchette, Alex et Marc dans la cabine du deuxième camion.

Intimité et inimitiés étaient exacerbés par ces conditions de voyage, Lionel jouant avec peu de réussite au chef de mission, Alex et Marc, anciens militaires dont Maud ne comprenait pas réellement l’engagement humanitaire, et Vauthier, surtout, plus âgé qu’eux tous, et bizarrement désagréable.

Mais la présence de Maud dans l’exiguïté d’une cabine de camion faisait tomber ces barrières, et chacun à son tour fit part de ses motivations, simplement drague pour Lionel, éternel amoureux de femmes qu’il ne séduisait jamais, amour d’une jeune femme Croate qu’il avait rencontrée lorsqu’il était casque bleu pour Alex. Et idéalisme pour Marc, qui avait fait le choix de s’engager entre les belligérants, a minima d’aider l’un des peuples à ne pas mourir sous les regards impavides des nations d’Europe.

Sauf Vauthier. Qui semblait surveiller Marc, par une sorte de jalousie morbide, parce que haïr, c’est comme aimer mais en plus simple car il n’y a pas besoin de demander son accord à l’autre.


Commentaires

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mercredi 18 mai 2016 à 22h13 - par  sylvain

Le principe est simple, c’est un huis-clos entre 5 personnages, 4 hommes et une femme, la présence de celle-ci obligeant chacun des hommes à se livrer dans ce qu’il a de plus intime, pour le meilleur, mais surtout pour le pire.

La seule nouveauté, ici, réside dans le fait que cette équipe s’est enrôlée dans une cause humanitaire, mais que l’on découvre au fil des pages que les plus humains, finalement, sont les anciens soldats intervenus dans ces contrées en tant que casques bleus.

Et que les "humanitaires" semblent plus rechercher un sens à une vie vide, égoïsme, que la découverte de l’autre (qu’ils ont raté en bas de chez eux).

C’est un peu triste, finalement, surtout que l’auteur connaît bien ce milieu. Il ne nous reste finalement bien peu d’illusions.

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