La ballade de Hester Day

mercredi 23 août 2017
par  sylvain
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Vu de sa mère, aller au bal de la promo, c’était l’assurance de rentrer dans le monde des grandes : trouver quelques chevaliers servants, coucher un peu lors des études, puis se marier. Et c’était juste ce que Hester refusait.

Difficile de faire comprendre à une mère, bien attentionnée, qu’elle n’est pas un modèle de réussite, qu’on préfère les habits décalés aux hauts talons et qu’on abhorrerait d’être cet espèce d’objet de réussite sociale que Père pouvait exhiber.

Alors, pas beaucoup d’autres choix que de prendre la route, avec le presque le premier venu - il fallait d’abord l’épouser - et d’aller se perdre dans la grande Amérique.

OK, emmener le cousin n’était pas une bonne idée, ni prendre un stop un fou de Dieu.

Mais globalement, c’est ça, la vie.


Commentaires

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vendredi 1er septembre 2017 à 19h16 - par  sylvain

Il y a assurément un côté réussi dans cet opus.

Il s’agit d’un "road movie", vécu et raconté à la manière d’une adolescente un peu rebelle, mais surtout désabusée et refusant l’American Way of Life de ses parents.

Sans pour autant donner dans la débauche ou les expériences insolites, c’est une jeune femme qui prends sa vie en main, comme elle l’entends, librement.

Et c’est savoureux, bien écrit, parfois plein d’émotions, presque un peu naïf.

Et c’est déjà beaucoup.

Mais c’est aussi le livre d’une génération gâtée : Esther dépense l’argent que ses parents ont économisé pour ses études, Esther se marie sans passion, Esther trouve l’aventure à 300 km de sa maison, dans un combi aménagé en camping-car.
On est loin de Stendhal, Flaubert ou Zola, quand même. Ou de Joan Baez.

On donnerait presque dans les pires des Balzac, genre Cousin Pons ou Cousine Bette. C’est sympa, facile à lire, mais étriqué par un manque de souffle (pas l’écriture, l’histoire).

Et le pire est que c’est représentatif de nos jeunes (OK, pas tous), pour qui s’aventurer au bout de la rue est déjà un exploit.

Livre dans son temps, mais un temps mou.

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