La malédiction Hilliker

dimanche 5 novembre 2017
par  sylvain
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Au début, il n’y avait qu’elle. Margaret, ma mère. Mon père et elle on divorcé lorsque j’avais environ 10 ans, je suis parti vivre avec elle dans un quartier moins agréable.

Je n’aimais souvent pas les hommes qu’elle ramenait à la maison pour baiser, ni sa consommation d’alcool. Mais cela me permettait une vie extérieure, d’observation des autres filles, plus grandes.

Et puis elle a été assassinée, et je suis retourné vivre chez mon père, jusqu’à ce que lui même meure. J’ai eu des moments difficile, à dormir dans la rue, à manger ce que je gagnais dans des boulots minables, ou en entrant chez les gens. Rien ne me plaisait plus que de rentrer dans l’intimité de filles et de femmes que j’observais par les fenêtres.

Après 10 ans de vie perdue, c’est finalement l’envie de séduire qui m’a sauvé. Puis Helen Knobbe. Helen qui m’a tenu pendant 14 ans de vie presque commune. Mais le Sexe nous a quitté, et il fallait réinventer une envie.

Joan, donc. Celle dont je rêvais déjà 20 ans avant de la connaitre, celle qui aimait les hommes dotés de sexes de bourricots et les discussions enflammées. Là encore, nos chemins ont divergé.

C’est Kareen qui a su se faire désirer plus de deux ans, et ce temps passé nous a permis de construire quelque chose de différent. Durable.


Commentaires

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dimanche 10 décembre 2017 à 18h54 - par  sylvain

C’est, je crois, le livre que chaque homme aimerait écrire pour clarifier son rapport aux femmes.

Forcément, l’honnêteté du propos ne nous mets pas réellement en valeur, et il y a même des moments ou la difficulté du statut d’homme se matérialise sans pudeur, mais, in fine, c’est assez vrai et surtout très drôle (la question étant "à quel degré est l’humour ?").

Deux faits m’ont particulièrement amusé.

D’abord, la difficulté à comprendre ce qu’est physiquement "une fille". Certes il y a la mère, mais elle disparait trop tôt, et la seule façon d’approcher une réponse lui semble d’aller renifler des culottes en pénétrant les chambres de files lors de leurs absences. A un moment de la vie ou le sexe est plus une question qu’une nécessité, c’est finalement bien vu.
Peut être un peu difficile à généraliser, mais en tout cas bien meilleur qu’un accès trop facile au porno, car le fantasme et l’imagination restent au coeur de la pratique.

Ensuite, la place du charnel dans l’attirance. Toutes les histoires sont d’abord des histoires d’hormones qui se mélangent et qui fomentent un désir fou. Parfois, il reste à l’état de désir, souvent il devient copulation. Tout est sexe, et le sexe est tout.
De cette copulation naît parfois une attirance plus éthérée, dirait-on l’amour, qui entraîne vie commune, discussions et obligations réciproques. Et alors que le sexe devient facile, il n’y a plus à séduire, c’est dans ces moments qu’il disparait car n’étant plus le seul moteur de l’attirance, il perd son exigence et sa force. Malheureusement, pour renaître ailleurs, là ou on l’attends le moins. Bis repetita, seule saura rompre ce cercle celle qui aura le discernement d’attendre et de n’offrir son cul qu’après ses neurones.

Certes, c’est un peu long, et pas toujours clair, mais c’est un monument des relations homme/femmes à découvrir absolument.

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