Le Dalhia noir

vendredi 24 novembre 2017
par  sylvain
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Dwight Bleichert et Lee Blanchard sont parmi les premiers à arriver sur le lieu de découverte du cadavre d’Elizabeth Short. Celui-ci, coupé en deux au niveau de la taille, montre de nombreuses traces de torture.

Pour Lee, cette découverte fait remonter les souvenirs de ce qui est advenu à sa compagne actuelle, pendant longtemps l’esclave sexuelle d’un magnat de la drogue qu’il avait réussi à faire mettre sous les verrous, et il en fait une affaire personnelle.

Pour Dwight, c’est une affaire complexe, qui l’amène dans les méandres des familles décadentes et dépravées de la région d’Hollywood.

Et pour l’ensemble des policiers, ce crime, dont il semble impossible de trouver l’auteur, est la preuve de la limite de leurs compétences, de leur capacité à faire régner un semblant d’ordre dans ce lieux de perditions pour tant de gens attirés par les lumières des studios.


Commentaires

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dimanche 10 décembre 2017 à 18h35 - par  sylvain

Tout est noir, au point que Soulage paraitrait presque clair, à côté de l’ambiance de cet opus.

Il y a d’abord le meurtre, horrible, dont on comprends vers la fin qu’il est le fait d’une famille respectée et riche, alors que ses membres sont totalement dénuée de morale, à un point qui ferait frémir.

Il y a ensuite l’ambiance dans la police, ou, à part le lien entre un enquêteur et son partenaire, chacun de vit que pour soi et de préférence au dépends des autres. Surtout les responsables et le procureurs, qui ne sont in fine intéressés que par le développement de leur carrière, quelles que soient les pratiques nécessaires pour "arriver". D’autant que la presse, finalement, n’encense que la violence, surtout quand la police s’en prends aux noirs.

Il y a enfin la difficulté, dans un monde brutal comme celui-là, à bâtir une relation amoureuse. Il semble y avoir d’abord le sexe, moyen de subsistance pour certain(e)s, de domination pour d’autres, d’oubli et d’amusement, enfin, pour beaucoup. Puis éventuellement, quelques sentiments, mais que la vie oblige à considérer comme moins importants et utiles que beaucoup d’autres obligations, comme le travail ou la simple survie.

Chacun, finalement, est une personne ordinaire, mais qui vit dans un monde tellement désordonné qu’il lui est impossible de garder un équilibre ou de matérialiser son empathie.

J’avais lu il y a longtemps un autre opus sur ce thème du mal être dans le société Américaine.

Cette difficulté à être en société, et comment cela rejaillit sur les personne, n’est put être pas le thème principal de ces livres. Mais vu d’un pays d’Europe, c’est ce qui me semble le plus frappant.

En tout cas, c’est magnifique.

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