Danse, danse, danse

lundi 4 décembre 2017
par  sylvain
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Journaliste culturel pigiste après avoir été publicitaire, il vivait seul à Tokoy, près de Shibuya, depuis son divorce, sa femme l’ayant quitté sans réelle explication sinon qu’elle se sentait mieux avec un autre.

Se remémorant une ancienne liaison avec Wikki, il lui semblait tout à coup que le lieu de leurs amours, un ancien hôtel de Saporo appelé "Hôtel du Dauphin", l’appelait car quelqu’un y pleurait pour lui.

Il décida alors de se mettre en vacances, et de se rendre quelques jours à Sapporo. L’hôtel avait totalement changé, l’ancien hôtel miteux ayant été remplacé par un palace moderne et confortable. Plus encore que l’hôtel, une réceptionniste attira son attention.

Après qu’ils eurent fait connaissance, elle lui avoua avoir vécu un aventure dérangeante, sortant de l’ascenseur à l’étage des employés, elle s’était retrouvée dans un lieu différent, ancien, ou elle avait senti une présence angoissante.

2 jours plus tard, il se retrouvait dans la même situation, mais la présence en question se révéla être l’homme mouton, qui lui indiqua essentiellement de reprendre sa danse.

Bien qu’il sache déjà que la jolie réceptionniste était sa promise, il lui fallut repartir à Tokyo, accompagné de Yuki, une jeune fille de 13 ans abandonnée par ses parents, pour reprendre contact avec un ancien ami, devenu acteur, partager avec lui des moments de détente, coucher avec May, une call-girl de luxe bientôt assassinée par l’ami en question, s’occuper de Yuki pendant plusieurs semaines pour qu’il comprenne enfin qu’il était prêt.

Apaisé, retour à Sapporo.


Commentaires

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dimanche 29 juillet 2018 à 21h56 - par  sylvain

Lire cet opus entre deux livre d’Elroy est presque dérangeant.

Autant Elroy est noir et se complait dans la description de la noirceur, autant ici, tout est blanc et éthéré.

Mais sans pour autant nier les errements de la société Japonaise, car tout.(bon OK, tout est trop fort, car je ne peux juger que de ce que je lis) y est affronté.

L’exploitation de femmes dans des bordels, jusqu’à ce qu’elle soient en âge de se marier à un urbain qui n’a pas le temps de trouver compagne.

La jeunesse qui s’élève plus ou moins seule, dans un monde que les parents ne comprennent plus, l’histoire passée du Japon qui est écrasée par les nouveautés et ressurgit dans des lieux improbables.

Et globalement, la difficulté à établir des relations humaines dans un monde trop rapide, mais qui a néanmoins gardé sa raideur ancestrale.

Néanmoins, tout cela est dit avec soleil, presque avec bonheur, en tout cas, avec la certitude qu’il s’agit du monde dans lequel il faut vivre.

Et c’est ma fois très agréable.

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