Elijah Bailey - 1 - Face aux feux du soleil

vendredi 26 octobre 2018
par  sylvain
popularité : 59%

Chose incroyable, un meurtre a été commis sur la planète Solaria, dont la population, de l’ordre de 20 000 habitants, est pourtant connue pour ne jamais se rencontrer physiquement, et vivre constamment sous la surveillance d’une multitude de robots.

Le fait est tellement surprenant que les Solariens, qu=i ne disposent pas de police, ont fait appel un binôme, un Aurorien, Daneel Olliwah et un enquêteur terrien, Elijah Bailey, dont le duo avait déjà fonctionné lors d’une enquête réalisée sur terre.

Pour Elijah, habitué aux espaces limités et aux multitudes de la Terre, se retrouver sur une planète aussi vide que Solaria est une torture. Et pour les Solariens, faire appel à un habitant de la planète Terre, vue comme le remède d’une proto-humanité grouillant de microbes, est l’aveu d’une grande difficulté.

Mais les ressorts humains restent similaires, même s’ils diffèrent dans leurs expressions, et Elijah, doté d’un solide bon sens et d’un réel talent de psychologue, va réussir.à amener le coupable à se dénoncer lui-même.

Au passage, Elijah va découvrir le plaisir de la vie au grand air... et amener la Terre à se questionner sur sa propre incapacité à faire face aux grands espaces.


Commentaires

Logo de sylvain
dimanche 28 octobre 2018 à 21h24 - par  sylvain

Un petit opus de SF à l’ancienne qui mène adroitement une forme très classique (on dirait un opus d’Agatha Christie) et une réflexion sur ce que pourrait être le futur.

La ressemblance de forme avec les aventures de Hercule Poirot est amusante, il y a d’abord la présentation des personnages, puis de l’intrigue, enfin l’enquête. Et quand tout est mur et que le lecteur est bien perdu, Elijah/Hercule rassemble tout son monde pour lever le voile sur la vérité.

Mais à la différence des écrits de Mme Christie, cela ne s’arrête pas là.

Car ici, M. Asimov explore avec pertinence les ravages de l’individualisme que permettent les avancés de la technologie, comme la stéréovision dans l’opus, plus prosaïquement Facebook et les portables dans le monde d’aujourd’hui.

Et la névrose des personnages fictifs de cet opus n’a rien à envier aux bulles d’auto-suffisance des leaders d’opinion de ce jour.

Optimiste, Asimov imagine une solution. Je regrette pour ma part que ce qu’il narre arrive à notre monde, et non à un monde lointain sur lequel on peut gloser.