La disparition de Josef Mengele

lundi 24 février 2020
par  sylvain
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Il ya d’abord eu la fuite, dès l’arrivée des alliés à proximité des camps.

Avec une chance insolente, et alors que les alliés l’avaient arrêté plusieurs fois, il a réussi à se fondre dans la masse, et à gagner l’Amérique Latine.

D’abord l’Argentine, ou le régime de Peron avait accepté d’héberger de nombreux ex-nazis, probablement contre de l’argent et des promesse de business avec l’Allemagne dont l’économie, finalement, s’est remise très vite de la défaite.

Un temps de vie sous son propre nom, alimenté en argent par la faille restée en Allemagne, le remariage avec la veuve de son frère déteste, le bonheur de la vie entre les jambes de Martha et ses bons petits plats.

La première alerte fût l’enlèvement, puis le procès et la condamnation à mort de Eichmann par les Juifs. Mais Israël avait encore de nombreux ennemis, et tout Mengele qu’il fût, sa capture, dans les années 60, était moins importante que la sécurité du pays.

Quelques chasseurs de nazis, néanmoins, continuaient sa traque, sans réelle réussite, mais avec assez de hargne pour lui faire peur.

Alors il est tombé de Charybde en Scilla, de plus en plus bas, entre le Paraguay, puis le Brésil, ou son caractère de chien l’a coupé de toute relation humaine normale, vivant sous des noms d’emprunt, dépendant à la fois de l’argent de la famille et du support de quelques ex-nazis, de moins en moins nombreux.

Il est mort seul, et enterré sous un faux nom. Il a fallu le procès de ses crimes à Auswitch pour que le monde découvre l’horreur humaine qu’il était, et qu’on retrouve sa tombe et s’assure qu’il s’agissait bien de ses restes. Même sa famille l’a alors abandonné.


Commentaires

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lundi 24 février 2020 à 18h26 - par  sylvain

Que dire d’un tel opus ?

Je pourrais me borner à dire qu’il s’agit d’une histoire somme toutes bien écrite, avec des rebondissements, du suspens, et une morale, car in fine, le méchant a perdu. Tout perdu, à commencer par son humanité qu’il a laissée dans les camps de la mort, puis son honneur, les relations humaines, sa santé mentale et physique,

OK.

Mais néanmoins, quelque chose me gène.

Auswitch et les horreurs qui s’y sont déroulées, c’est l’Histoire d’un moment de folie d’un peuple, sous la houlette de quelques uns.

Il n’y a pas eu tant que cela de leaders capables d’emmener un peuple vers une vision, et heureusement pour nous, la majorité (Jésus, Boudha, Socrate, Gandhi, voire Napoléon et quelques autres) restait fréquentable.

Cela n’a pas empêché les suiveurs de commettre des horreurs en leurs noms, rappelons nous des inquisiteurs.

Mais quelques uns, comme ici Hitler, ont emmené un peuple vers l’horreur, permettant dès lors à des personnages secondaire de devenir célèbres du seul fait des horreurs qu’ils ont pu commettre.

Un auteur (Robert Merle) en a fait un chef d’oeuvre (La mort est mon métier), et les sociologues s’en sont donné à coeur joie pour analyser ce qui peut précipiter un homme présumé normal dans ces enfers.

Mais pourquoi donc faire un livre sur la déchéance d’un de ces bourreaux ? Et pire, pourquoi donc en faire un prix Renaudot ?

l’illustration des horreurs de la Shoah n’excuse pas le mercantilisme. Et de fait, l’opus m’a paru déplacé.

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