Ecoute la ville tomber

samedi 29 février 2020
par  sylvain
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Fuite. Vers ailleurs, dans regarder dans le rétro, pour laisser Londres, sa violence et ses amours ratées.

Parce que tout s’est joué sur quelques rues, dans ce quarter ou tout le monde se connait, au moins de vue. Ou on peut tomber fou amoureux d’un frère, puis de sa soeur.

Ou les réussites sont possibles, mais les arnaques certaines. Ou les liens familiaux sont distendus par manque de l’avenir qui donne envie d’être au présent ensemble.

Mais que faire, ailleurs, qui n’ait plus qu’un temps.

On y revient, alors, quelqu’en soit le prixà payer.


Commentaires

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samedi 29 février 2020 à 11h49 - par  sylvain

La technique de narration est très amusante : à chaque personnage arrivant dans l’intrigue, quelques pages expliquent son histoire.

Dit comme ça, cela fait ridicule. Mais en fait, c’est exactement comme dans la vie : on rencontre quelqu’un, et pourvu qu’il nous intéresse, on découvre un peu de qui il est. Le plus souvent, son histoire récente, parfois un peu plus.

C’est don un opus écrit "comme on le vivrait", sans fioriture. Des faits, quelques échanges entre personnages. Des histoires de vies.

Des vies souvent vides car emplies uniquement de choses superficielles et de moyens pour les oublier.

Mais parfois un peu plus pleines, car se destinant à quelque chose de plus grand que soi-même. Notons quand même que ce n’est le cas que pour les deux héroïnes, et plus ou moins pour un personnage un peu secondaire.

Comme l’écrivent plusieurs lecteurs de l’opus, sur Babelio, cela fait peu, cette histoire de la superficialité et de la vacuité de nos vies urbaines. Mais on a tout dit sur les héros dans la littérature classique, et parler d’aujourd’hui fait du bien. Parce que derrière une première lecture pouvant paraitre pessimiste, je pense qu’il est caché un message plein d’optimisme sur la force du lien au territoire, aux êtres avec qui on a grandi, sur la possibilité constante que nous avons de faire quelque chose de nos envies.

Mme Tempest a l’envie, la hargne, la poésie de Mme Despentes, peut être un peu moins crue. Mais c’est de la belle ouvrage.

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