Des milliards de tapis de cheveux

samedi 21 octobre 2006
par  sylvain
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Au hasard d’une inspection de routine, deux explorateurs diligentés par le nouveau pouvoir central découvrent une planàte dont l’économie est basée sur la production de tapis de cheveux humains. Et bien sûr, cela maintient ces planètes dans un sous-développement qui interdit toute évolution.

Une rapide enquête montre que plusieurs milliers de planètes, toutes inconnues du pouvoir central, se livrent à la même activité : produire des tapis. Et que ces tapis, qui sont présumés devoir orner les palais de l’ancien empereur, disparaissent dans un mystérieux couloir temporel.

Une enquête plus poussée permettra d’essayer de faire disparaître ces pratiques, en expliquant que l’empereur a été déposé, et de découvrir, dans l’histoire de l’Empire, la raison inexcusable de cette situation.


Commentaires

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samedi 21 octobre 2006 à 22h12 - par  sylvain

Rien à voir avec le reste du fantastique et de la SF "habituelle". C’est juste différent, car basé sur une autre logique que les histoires usuelles.

Pas de super héros, pas de hard-science ou de magie, juste une situation, impossible dans notre monde actuel, mais tout à fait envisageable, au regard de l’histoire, dans un monde ou le voyage spatial est devenu "normal".

Les hommes et les femmes sont restés des être humains, qu’il est donc possible d’embrigader, de "diriger" d’une main de fer, que ce soit vers l’horreur de l’esclavage de la vie des tisseurs de tapis, ou tout simplement pour faire durer plusieurs siècles un empire basé sur l’attirance du seul pouvoir qui soit : le pouvoir d’imposer sa volonté aux autres.

C’est le deuxième livre de cet auteur que je lis, après "le dernier de son espèce". Les deux partagent le même style un peu (trop) lent, l’absence de sublime héroïsme de la SF américaine, un refus de donner des leçons, via l’imaginaire que permet la SF. Et les deux partagent une interrogation très forte sur les façons de sortir des dictatures et autres moyens d’asservir d’autres hommes et femmes.

Dans un cas, ce sont des expériences "médicales", dans l’autre, une punition injuste, idiote et beaucoup trop longue, qui asservit un peuple. Et dans les deux cas, bien que l’ensemble soit assez triste, il subsiste de l’espoir, tant du fait d’individus courageux qui s’opposent à l’ordre, que du fait du système, qui s’améliore.

C’est finalement très sympa que ce soit un Allemand qui écrive cela. Ce n’est pas un "excellent moment de lecture", mais je vous conseille quand même de lire au moins un des livres de cet auteur.