A quoi rêvent les loups

vendredi 23 mars 2007
par  sylvain
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Nafa Walid est un jeune Algérois, issu d’une famille modeste, qui rêve de gloire et de strass, après avoir tenu un troisième rôle dans un petit film.

Mais ces rêves ne se concrétisent pas, et il est obligé de devenir le chauffeur d’une famille de la haute bourgeoisie, corompue et immorale. Il découvre le pouvoir de l’argent, tant sur lui que sur les autres.

Après qu’une prostituée a eu un "accident" avec son patron, il démissionne, et s’enfonce petit à petit dans la recherche d’un absolu qu’il ne trouve que dans la religion.

Cette voie l’emmène doucement, lors de la montée en puissance du FIS, puis du GIA, à devenir un des soldats de ces mouvances, puis un des émirs. Il y perd son âme, et s’engage dans la violence pure, sans limites, sans retour possible.

Jusqu’à l’autodestruction et la mort de ses proches, de ses amis, de ses compagnons.


Commentaires

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jeudi 2 avril 2009 à 21h44 - par  sylvain

mais le but d’un livre, c’est quand même d’être lu. Et franchement, celui-ci mérite largement de l’être.

Ensuite, le résumé vient tout seul, en fonction de ce qui vous aura marqué, plu, parlé...

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mardi 31 mars 2009 à 22h15 - par  webmestre

Bonjour, j’aimerais savoir si qqn sait me faire un résumé complet de "a quoi rêvent les loups" svp..
Merci de votre aide

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vendredi 23 mars 2007 à 21h08 - par  sylvain

On suit à la trace la lente descente vers l’horreur de Nafa, pourtant si sympathique et occidental dans ses rêves, en début de livre.

Le style est sobre, mais le déroulement de l’histoire donne une impression, au premier abord, de "trop facile". Et puis en relisant, en se rappelant les infos qu’on a vues et lues sur ce sujet, l’ensemble prends du corps, de la réalité.

C’est ça qui est horrible : une histoire simple, presque simpliste, mais vraie, et totalement horrible. Un basculement vers une horreur presque pure, identique à celle décrite dans "la mort est mon métier", avec d’autres ressorts psychologiques, mais tout aussi folle.

La cause des femmes, à la fois sanctifiées, adorées pour certaines, et premières sacrifiées pour les autres, celles qu’on viole puis qu’on égorge, est très bien décrite.

C’est Gaïette qui m’a fait découvrir cet auteur. Merci Gaïette, c’est vraiment superbe.