Un paysage du temps 1 & 2

samedi 2 juin 2007
par  sylvain
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1998 : la terre se meurt, pour cause de pollution trop forte, et surtout d’effets induits incontrolables. Ian Peterson, membre du Conseil Mondial, tente de financer une expérience scientifique visant à envoyer un flux de tachyons, particules à la vitesse infinie, vers l’endroit ou se trouvait la terre, vers 1963.

Les scientifiques, Greg Markham, un théoricien et John Renfrew, un expérimentateur de talent, pensent en effet qu’il est possible par ce moyen de communiquer de l’information au passé.

1963 : Gordon Bernstein, jeune chercheur en résonnace nucléaire, voit son expérience perturbée par un bruit qui ne semble pas aléatoire. Il décode ce qui ressemble à des messsages en morse, mais, avant de lancer l’hypothèse d’une communication avec un autre monde, il cherche pendant des mois à éliminer les causes de ces perturbations. Il transmet néanmoins le message à d’autres chercheurs, dont des chimistes, et ne s’attire que des risées.

1998 : de terribles mutations dans l’océan menacent d’annihiler toute vie sur terre. Ian s’est convaincu de la réussite de l’expérience, mais il doit se résigner à s’enfermer dans une maison isolée, car il n’y a plus rien sur terre, plus d’industrie, plus de service... Greg Markham est mort dans un accident d’avion, alors qu’il avait commencé à imaginer ce que pourraient être des ondes de modifications temporelles.
John continue à émettre vers le passé, mais son présent se délite, et il doit arrêter lui aussi, quand le groupe électrogène de secours vient à bout de ses réserves de carburant.

1963 : D’autres chercheurs que Gordon reçoivent ces perturbations, et les messages reçus, après analyse, prennent du sens. Au point, une fois comminuqués au grand public, de générer un engouement, et des réactions officielles. Une prise en compte de certains risques industriels qui avaient conduits à 1998...


Commentaires

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samedi 2 juin 2007 à 15h52 - par  sylvain

Comme dans quelques autres de ses opus, G. Benford propose deux niveaux de lecture. Un premier, pour l’histoire, bien écrite, amusante, un peu "piquante" parfois (tout est relatif, c’est du piquant américain, hein), avec des personnages très marqués. Et une intrigue bien montée, qui amène quelques obscurs scientifiques à sauver le monde, mais sans le savoir.

Et un deuxième niveau, de vulgarisation de sa réflexion sur le temps.

Qu’est ce que c’est, comment l’observer, puisque c’est lui-même (le temps) qui permet l’observation.

Et comment un observateur peut-il "vivre" une modification volontaire du passé. Le tout est imagé par des exemples (le message de Ian, par exemple), et permet de débuter une réflexion amusante sur ces sujets.

Parfois un peu ardu, comme les ondes de probabilité temporelles, mais c’est quand même très sympathique.