Extension du domaine de la lutte

vendredi 5 décembre 2008
par  sylvain
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Il est trentenaire. Et vaguement informaticien. Et séparé de Véronique depuis environ 2 ans. De ce fait, sa vie sociale, en dehors du boulot, est devenue insignifiante. Et au boulot, inexistante, car l’informatique est un métier exigeant et de compétition.

Mais, finalement, ce n’est pas gênant, de ne pas avoir de vie sociale. On s’y fait, en fait. C’est comme l’absence de vie sexuelle. Ennuyeux, mais pour certains autres, c’est encore pire. C’est un peu comme une compétition. Il y en a qui perdent, d’autres qui gagnent. Lui, il est entre les deux, pour l’instant un peu plus perdant que gagnant.

Et pour d’autres, surtout ce collègue si laid, c’est franchement pire. Mais, chacun son problème, en fait. Donc si on peut s’en débarrasser, ce n’est pas plus mal. S’il en profite pour mourir, c’est un peu triste, mais finalement tellement pratique.

Reste comme une amertume. Qui pourrait même pourrir la vie au point de la rendre invivable, mais quelle autres solution ?????


Commentaires

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vendredi 5 décembre 2008 à 21h54 - par  sylvain

C’est un livre puissant. Court, mais vraiment extrêmement puissant. D’abord parce que l’écriture le rend facile à lire, presque léger. On le dévore, après quelques pages.

Et ensuite parce qu’il est totalement surprenant. Décalé comme si l’adulte qui se raconte était un bébé doté du cynisme des pires canailles, d’une maturité de centenaire et d’une intelligence très acérée.

Car c’est dur de prendre en défaut ce que raconte cet homme, tout en constatant que ce qu’il défend est indéfendable. Asocial, sexiste, invivable. Mais qu’on s’est tous dit, à un moment ou à un autre, des trucs de ce type (au moins tous les hommes, pour les femmes, je ne sais pas).

Et se dire qu’on a pu partager des avis de ce type, tout en en percevant l’absurdité, en la matérialisant à travers la "vie" de ce personnage, c’est frustrant.

Ce livre est fort. C’est à lire.

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