Anansi Boys

vendredi 13 octobre 2006
par  sylvain
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Gros Charles est le fils d’Anansi, mi-humain, mi-Dieu de la désinvolture, de la moquerie, et de la débrouillardise.

Mais lui n’a hérité d’aucun de ces talents pourtants tellement intéressants. Il est juste géné, dès que son père parait. Et quand son père meurt, au lieu de se sentir enfin tranquille, il se découvre un frère, qui, lui, ressemble tellement à son père.

Au point de lui prendre sa fiancée, son travail, mais pas ses amis, il n’en a pas. Aussi, il demande l’intercession d’un être de même niveau, le dieu des oiseaux, pour le débarasser de ce frère encombrant.

Bizarrement, cela le rends plus fort, mais vivre devient dangeureux, difficile. Et finalement, moins amusant que lorsque le frère est présent et en pleine santé.

Alors il lui faut accepter ce qu’il est, finalement. Un dieu, lui aussi.


Commentaires

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vendredi 13 octobre 2006 à 21h21 - par  sylvain

C’est un livre surprenant. Rangé dans les "romans fantastiques", on s’attends à un livre léger, sans histoire trop compliqué, du fantastique à dragons, enchanteurs et autres fariboles de ce tonneau.

Et on tombe, avec plaisir, dans un bouquin beaucoup plus complexe qu’il n’y parait. D’abord, une histoire avec des consonances africaines (ou des Caraïbes), et une utilisation du fantastique dans un sens très noble, une mise en scéne magnifiée et symbolisée de la réalité de tous les jours. Un peu d’animisme, un peu d’imagination, beaucoup de belles histoires.

Ensuite, cette symbolisation de certains des personnages est une complexification de l’histoire, un peu (même s’il ne faut pas exagérer, cet auteur n’est pas Garcia-Marquez) comme dans "100 ans de solitude". Le fantastique est finalement dans la vie de tous les jours, cela dépends juste de la façon dont vous regardez le réel.

Pour tout dire, j’ai eu un peu de mal à rentrer dans le livre, mais après, j’ai vraiment bien aimé. A lire.

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