La zone du dehors

dimanche 23 octobre 2011
par  sylvain
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Le Cerclon est un habitacle fragile. 7 millions d’habitants qui ont fuit la terre, ravagée par la guerre nucléaire et chimique, à faire vivre dans l’orbite de Saturne, sur une sorte de gros astéroïde, ce n’est pas simple.

Alors il faut gérer. Gérer l’oxygène, les matière, l’énergie. Et les esprits.

Pour ça, il y a le système du Clastre. Tout le monde note les caractéristiques de toutes ses connaissances, l’ordinateur ingère le tout, et renvoie le nom de chacun. De A à Qzaac. A est le Président. Qzaac un asocial. Par définition. Un peu de manipulation en sus, et le système pourrait même être stable.

Enfin, sans la Volte. Ceux qui veulent rester libre. Faire la volution, pour le retour à l’individualité, au plaisir et à la douleur, au sperme et aux larmes. Vaste bataille, dans laquelle Cpapt et Boule de Chat s’élancent sans savoir ou cela les mènera.


Commentaires

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dimanche 23 octobre 2011 à 23h49 - par  sylvain

Houlà, presque un mois sans poster de résumé ni de commentaires, dur. Un boulot plus prenant que d’habitude, quelques modifications personnelles, ceci explique cela. Mais je m’y remet.

Ici, on tient un bouquin de SF qui parle du présent.

Le procédé est simple : pousser à l’extrême, dans un environnement plus difficile, l’esprit de consensus habilement manipulé qui est l’aspiration de nos élites centristes. Et que nous acceptons avec délectation, tant que nous pouvons espérer nous évader à notre guise.

Ici, pas d’échappatoire. La Terre n’est plus utilisable, et le monde se limite à quelques kilomètres carrés, les espaces vierges n’existent pas pour le commun des mortels, car, même s’ils sont proches, ils sont inhabitables. Le système social doit être stable, sous peine de disparition totale et rapide.

La gestionite devient un Art, la politique une science, et le peuple un ventre mou, dont les aspirations moyennes sont repues moyennement. Sauf qu’il reste toujours des esprits forts, dont les politiques se méfient, car les utiliser n’est pas toujours simple.

L’idée générale est assez simple, et a déjà été utilisée maintes fois. Mais le traitement "space opera" qui est en est fait ici est intéressant.

Un seul reproche, mais quand même un peu gênant : c’est parfois verbeux. Certes il s’agit de prêches de politiques, ou de réponses de Voltés, mais c’est quand même un petit peu trop.

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