Un lieu incertain

dimanche 28 octobre 2012
par  sylvain
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Deux jours en Angleterre à l’occasion d’un séminaire policier, et 17 pieds découverts devant l’entrée du cimetière de Highgate. Et Danglard qui s’amourache d’Abstract, la femme qui rédigeait les résumés des interventions. Pas de chance, Danglard. Une résumeuse.

Retour en France, macabre. Un homme totalement disséminé dans sa pièce principale. Plus un seul morceau, comme passé au hachoir. Forcément, le premier coupable présumé, c’est l’homme de peine, un ex taulard pour violence et voies de fait. Mais en y regardant de plus près, Emile, il n’avait pas de raison d’en vouloir à son patron.

Alors il doit y avoir une autre raison, surtout qu’un mode opératoire comme ça, ça cache soit une vrai folie, soit une haine sérieuse. Ou alors une peur infernale, un peu comme la peur des vampires qu’on rencontre encore vers la Serbie.

Heureusement qu’Adamsberg est totalement irrationnel, sinon, on aurait pu croire qu’il ne se rappellerait jamais qu’il avait bien couché avec Gisèle, presque 30 ans auparavant. Et que la petite graine avait germé...


Commentaires

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lundi 29 octobre 2012 à 23h10 - par  webmestre

Ca faisait presque 3 ans que je n’avais pas lu de polar de Mme Vargas, et j’avoue que ça fait du bien.

J’avais oublié le côté un peu surréaliste d’Adamsberg, synthèse de Simenon pour les absence et l’observation, de Colombo pour le côté négligé ou "ailleurs", et San-Antonio pour la horde de personnages caricaturaux qui l’entoure. Avec, bien sûr car c’est la loi du genre, la réussite au bout de l’intrigue.

Et ce que j’avais oublié encore plus que le reste, c’est l’amusement, la délectation, avec lesquels Mme Vargas nous emmène d’une façon très rationnelle dans les méandres les plus insolites de l’histoire. On part d’une légende de Vampyr Serbes du bas Moyen-Age (la prédilection de l’auteur, assurément) pour arriver à élucider des meurtres en plein Paris contemporain, avec une grande rigueur dans l’analyse des faits et un côté très scientifique, qui ne peut quand même cacher un exit clin d’oeil final à l’ésotérisme.

Il n’y a pas à dire, c’est de la belle ouvrage, du polar cousu sur mesure, près pour nos petits neurones, nous faire le frisson du soir qui nous permet de ressentir avec encore plus de plaisir la couette et la quiétude des nuits de nos pays dits "civilisés".

A consommer sans modération.