Homo Erectus

dimanche 24 mars 2013
par  sylvain
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Yves, Denis et Philippe se rencontrèrent lors d’une séance discrète de partage, entre hommes, des malheurs liées aux relations avec les femmes.

Pour Philippe, c’est le départ de Juliette qui lui avait fait toucher du doigt sa totale dépendance à cette femme. Lui l’intellectuel, capable de relativiser n’importe quel événement à la lumière des écrits des anciens sur des situations similaires, se retrouvait tout simplement éteint. Yves, c’était plus simple : Pauline l’avait trompé. Une fois, avec un gigolo, un soir de beuverie. Mais c’était trop, insupportable par rapport à la soif d’absolu que représentait le projet d’une vie avec Pauline. Et pour Denis, c’était encore plus simple : il n’y avait pas de femme, et il s’estimait être la victime expiatoire de l’ensemble des ratés entre hommes et femmes. En ne le remarquant même pas, les femmes projetaient Denis dans l’inexistence, vengeant par la même occasion la Féminité de toutes les vilenies dues aux Mâles.

Mais la vie n’est pas si simple, et Philippe va rencontrer la sublime Mia, femme de désir posant pour des magazines glamour, en quête d’un peu de spiritualité, a minima pour prouver à ses parents qu’elle était aussi dotée d’un cerveau. Yves, lui, va se dévouer pour les pures. Il les fait venir, les baise, mais en même temps, les écoute. Essaye de les respecter, pour ce qu’elles sont, des marchandes de bonheur, femmes donnant contre un peu d’argent la délicieuse impression d’être en vie. Et Denis se verra envahi par une femme seule, calme et simple, venue vivre dans son appartement sans lui demander plus qu’une place dans son salon.

Tout cela redonne goût et sel à la vie, et permet à chacun de ces hommes de retrouver un équilibre que leurs malheurs avait rompu.


Commentaires

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vendredi 5 avril 2013 à 22h36 - par  sylvain

Le jeu de mot est simpliste : l’homme ne vit que par les femmes, et plus précisément par l’amour physique, donc ses érections.

Nous, hommes civilisés, sommes d’abord humains car capables de bander, d’aimer, et un manque sur ce sujet nous diminue.

Pour le montrer, nous suivons ici les (mes)aventures de trois joyeux lurons, seuls au début du livre, et qui vont chacun vivre suffisamment d’expérience pour leur re-donner le goût d’une relation plus normale avec les femmes que d’être l’amant d’un mannequin international, grand consommateur de prostituées ou plus drôlement l’hôte d’une femme inconnue, squattant sans relâche le salon.

C’est enjoué, parfois amusant, et écrit d’une façon qui se lit avec plaisir.

D’où vient alors cet indéfinissable impression désagréable ? Je ne sais pas bien, mais in fine, ce livre ne fait qu’enfoncer des portes ouvertes, et son seul intérêt vient non du fond ni du style, mais de la façon dont se fond est imagé. Il n’y a pas vraiment d’histoire, il y a un scénario rallongé, mis en mots comme d’autres auraient pu le mettre en images.

Un avis donc mitigé sur cet opus.

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