La guerre des Mondes

mercredi 17 avril 2013
par  sylvain
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J’au l’occasion de voir les prémisses de ces terribles événements, sans me douter à ce moment de ce qu’ils représentaient. Dix soirs de suite, en observant Mars avec le téléscope de mon ami Olgivy, on découvrait à Minuit pile comme un fin pinceau de gaz s’échappant de la planète, comme un coup de fusil cosmique.

Plusieurs jours plus tard, une météorite troubla la nuit du Kent. En allant voir de plus près, nous découvrîmes une étrange sphère, brulante et fichée dans le sol. Son aspect n’était pas naturel, et son sommet se mit à tourner. Nous fîmes le lien avec les observations faites de Mars.

Quelques heures plus tard, une étrange créature sortit de la soucoupe, et commença à oeuvrer avec l’aide de machines particulièrement ingénieuses. La population des environs se regroupa pour observer, de loin, cette nouveauté et prévenir Londres de cette arrivée surprenante. La première délégation qui s’approcha fût réduite à néant sans que personne ne puisse comprendre ce qui s’était passé : chaque personne touchée par un rayon se consumait sur place, instantanément.

Des militaires furent dépêchés, mais ils connurent le même sort, et les quelques canons mis en batterie se trouvèrent détruits en un rien de temps. Sur les cinq Martiens qui sortirent de cette première soucoupe, un seul fut détruit par l’armée. Et les autres en tirèrent la leçon : l’armée fût dès lors détruite bien avant d’approcher.

La nuit suivant, un nouveau météore traversa le ciel, presque au même endroit. Localement, il fallut se rendre à l’évidence : il s’agissait d’une invasion. Mais l’armée et le gouvernement ne purent opposer aucune résistance à ce déferlement de puissance. Seule la fuite pouvait protéger les hommes de ces démons venus du ciel. Des hordes de population fuirent, emmenant leurs effets les plus précieux. Vers Londres ou vers le Sud, toutes les routes étaient remplies de ce flots incessant de malheureux fuyant la terreur liée à ces envahisseurs venus du Ciel à raison d’une soucoupe toutes les nuits.

L’horreur atteint son comble avec l’usage que firent les Martiens de la Fumée Noire. Celle-ci tuait tout ce qu’elle touchait, jusqu’à ce qu’elle rencontre de l’eau et se transforme alors en poudre grise, visiblement inoffensive.

Après quelques jours, il ne restait rien de la société anglaise. Des populations hébétées erraient sur les routes, sans que personne ne leur donne quelque direction. Les plus fortunés réussirent à fuir sur des navires, mais la plupart périrent, ou pire, servirent de nourriture aux envahisseurs.

Ce n’est que quelques jours plus tard, alors que les désordres semblaient se calmer qu’on se rendit à l’évidence : les Martiens mourraient. Là ou les hommes, dans leur superbe, n’avaient opposé aucune résistance crédible à ces envahisseurs, des bactéries et des microbes avaient réussi à exterminé cette race. La Nature avait protégé les hommes, et leur offrait, encore une fois, une chance de se développer.


Commentaires

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mercredi 17 avril 2013 à 21h44 - par  sylvain

Que dire de cet opus qui n’ait déjà été dit 1000 fois ?

Qu’il a fondé un genre, qu’il est l’ancêtre de toute la littérature d’Anticipation, et donc que 2001 ou Star War en sont les héritiers. C’est connu, ce sont des évidences.

Mais surtout, il apporte une réelle nouveauté à tous les genres ré-existants : le monstre est une vie extra-terrestre. Pas une vie terrestre terrifiante (loups, bête du Gévaudan...), ni une vie terrestre inconnue du grand public, comme les Vampires, Succubes, Incubes et autres sorciers qui ont fait les beaux jours de l’Inquisition et de la pensée religieuse, ni même un être supérieur.

Ce sont tout simplement des êtres qui se sont développés ailleurs. l’Homme a perdu son caractère central avec le passage de du géocentrisme à l’héliocentrisme, mais il avait gardé une caractéristique qui le rendait unique : son âme, ou son intelligence, qui le rendait unique. Ici, il perd cette unicité, au profit d’un être qui lui est de plus supérieur sur le plan technologique. L’Empire sur lequel le soleil ne se couche jamais, détenteur de l’Acmée de la pensée humaine par son modèle social, battu en brêche par une poignée d’être différents.

L’humanité ne s’en est jamais remise, et les conquête qui firent rêver dans les années 60 étaient elles aussi les retombées de ce livre : la conquête de la Lune, qu’on se place de l’un ou l’autre côté du mur de Berlin, cherchaient à prouver que l’univers était notre terrain de jeu, la Terre à l’époque devenue trop petite pour les égos des grands de ce monde.

Un livre qui aura probablement autant marqué que bien des livres présumés sacrés...

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