L’art français de la guerre

mercredi 26 février 2014
par  sylvain
popularité : 33%

Je vais mal. J’ai été en couple, presque marié, mais c’est fini maintenant. Plus possible de continuer ce rien, cette absence de contenu dans une relation qui se veut intime. Je suis parti vivre vers les toits, cela donne de l’ampleur au regard.

Et puis j’ai rencontré Salagnon. Lui, jeune, il avait vécu le maquis. Et il peignait, il devait être le seul de toute l’infanterie de l’armée française à peindre. Cela lui donnait un rôle, son regard, ses traits donnaient de la substance aux regardés. Avec un portrait dessinés par Salagnon, on devenait de toute façon immortel.

Je me suis arrêté à cet endroit, je vous laisse continuer.


Commentaires

Logo de sylvain
samedi 8 mars 2014 à 14h21 - par  sylvain

Alors ici, je vous avoue que je n’ai vraiment pas aimé. Au point, ce qui est rare, de ne même pas réussir à finir l’opus. Perte de temps à lire un livre non pas sans intérêt (c’est quand même courant), mais carrément désagréable.

Tout d’abord pour le style. Verbeux est un minimum, verbeuxissime, s’il existait, serait une juste représentation. Une logorrhée de mots alignés proprement pour occuper du papier sans rien ajouter. Au point de devrais sauter des paragraphes pour avoir l’impression d’avancer dans la lecture. Au XIXème, les auteurs étaient payés au signe, et cela a donné les descriptions de Balzac. Maintenant, on devrait payer les auteurs pour leur concision, ça éviterait des abus comme cet opus.

Ensuite, pour le contenu du début de l’opus.

On y lit une sorte de contrepoint entre la vie actuelle d’un homme moyen, qui ne sait comment exister, et celle d’un jeune homme adolescent pendant la guerre, qui a finalement trouvé une justification sociale et sa voie grâce aux circonstances exceptionnelles qu’il a traversées.

Ceci est juste à vomir.

Au moins pour deux raisons.

D’abord parce que les gens qui ont traversé ces périodes ne l’ont pas fait exprès, mais que c’est leurs actions qui nous ont permis d’être comme nous sommes actuellement. Y voir une chance pour eux est un terrible affront : c’est nous qui avons la chance qu’ils aient agi comme ils l’ont fait. Pas l’inverse.

Et ensuite parce qu’à toutes les époques, des personnalités sont sorties du lot. Eventuellement un peu par chance, mais le plus souvent par leur courage dans certaines circonstances, par leur implication dans la vie commune toujours. Et ceci aujourd’hui comme hier. Ce ne sont pas les circonstances qui font les grands personnages, c’est l’absence de qualités et l’absence d’implication qui font les suiveurs.

Aussi, tenter de justifier l’absence de grandeur d’un personnage par une présumée impossibilité de se révéler par des combats, décrire chez ce personnage un besoin de visualiser, de se raccrocher à la grandeur d’autres, un peu comme on regarde les infos à la télévision pour avoir l’impression d’être raccordé au siècle, est détestable, même si malheureusement, c’est une réalité souvent rencontrée.

Pour moi, à ne pas lire.

Navigation

Mots-clés de l'article

Articles de la rubrique

  • L’art français de la guerre