Le règne du vivant

samedi 7 février 2015
par  sylvain
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Après avoir interviewé plusieurs de ses détracteurs, un doute m’avait gagné. Car ce que lui reprochaient ses opposants, c’était d’être efficace, et ce qui lui reprochaient ceux du même bord que lui, la défense de la planète et des animaux en danger, était de pratiquer cette défense mieux que eux-même ne le faisaient.

Alors je décidais d’aller y voir par moi-même, et de m’engager pour une mission avec lui, Richard Wallace, sur l’Arrowhead, son navire de protection des baleines. Celui-là même qui avait éperonné un baleinier, quelques mois auparavant, sans faire de mort ni de blessé.

J’y suis resté jusqu’au bout, participant à toutes les opérations de sauvetage du milieu marin, contre l’exploitation des espèces protégées, contre l’exploitation des requins, contre les méthodes de pêche inhumaine. Bien souvent aussi, contre la corruption des états et l’avidité des populations. J’ai ramené des images de toutes ces épopées, et cela a permis à d’autres de l’association Gaïa de faire des films, de donner à voir la mort d’un requin, la souffrance des baleines... et de faire changer la perception du monde sur ces sujets.

J’ai eu l’impression d’être utile, de participer à une oeuvre collective bénéfique pour le monde. J’y ai trouvé l’amour, aussi.

Et surtout, j’ai vu la mort de Richard, tué par un harpon alors qu’il protégeait de son corps les baleines. Trop d’intérêts étaient en jeux, nous avions trop dérangé, il fallait donner une leçon.

Le monde n’est plus le même depuis sa mort.


Commentaires

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samedi 7 mars 2015 à 16h20 - par  sylvain

Sur le fond, l’histoire de cet homme qui défend ses opinions et la nature au péril de sa vie est plutôt oeuvre utile et intéressante.

Sur la forme, c’est lourdingue, et le parti-pris de raconter cela sous la forme de l’auto-biographie d’un journaliste passionné par le sujet (et le personnage) n’amène rien à l’opus.

On dirait presque que Mme Ferney souhaite nous raconter une histoire qui l’intéresse, mais sans qu’on sache que cela l’intéresse. Un peu de tripes, tudieu.

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