Sombre Dimanche

samedi 27 février 2021
par  sylvain
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Imre grandit dans la maison de la famille, sur le bord des voies ferrées, là ou les déchets jetés par les fenêtres des trains s’amoncèlent, tout près de la gare de Budapest.
Avec l’ancien, celui qui a connu la guerre, et dont la femme... Salaud de Staline.
Et son père, effacé comme s’il voulait faire oublier qu’il était là, pourtant le fils de la famille, sans ressembler au père.
En grandissant, Imre découvre qu’il y a une vie, à l’extérieur de la maison, à l’extérieur du pays, un vie ou la gaité et la joie existent, une vie comme celle que que son amie, jeune femme allemande, vient tenter d’amener pour lui.
Mais tout cela n’est pas pour Imre.


Commentaires

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dimanche 1er août 2021 à 22h45 - par  sylvain

J’avais lu l’opus en février, et voilà que j’attends Juillet pour le résumer et le commenter.

Il ne reste que le souvenir un peu lointain de cette lecture, mais néanmoins, le souvenir de l’émerveillement à la lecture de cette mise en abime de la difficulté à vivre dans les pays ex communistes.

Il m’a semblé en effet qu’il y avait un parallèle entre la présence de cette maison métaphorique à proximité de la voie ferrée, regardant passer le train du progrès et n’en récoltant que les déchets, et la vie du jeune Imre et de sa soeur Ani, incapables de saisir les opportunités de s’évader vers un avenir plus radieux à l’ouest, même quand celui-ci vous offre l’amour.

C’est un roman sur la tristesse et la joie d’être ce qu’on est, quand on se sent moins que les autres, ceux là, là bas, qu’on sait bien ne jamais pouvoir égaler, surtout qu’on n’essaye pas. Est / Ouest, Beurs / Français de souche, même combat ?

En tout cas, Mme Zeniter nous apporte encore une fois un opus remarquable de finesse, d’intelligence et d’écriture.