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	<title>Westhoek Book / Bibargenteuil</title>
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	<description>Site de lecteurs d'Esquelbecq, d'Argenteuil et d'Ailleurs</description>
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		<title>Le mec de la tombe d'a c&#244;t&#233;</title>
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		<dc:date>2015-05-02T11:08:59Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
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		<dc:creator>Sylvain</dc:creator>



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&lt;p&gt;Avec &#214;rjan, cela n'avait pas &#233;t&#233; une grande histoire d'amour. Ni une grande histoire de sexe non plus, d'ailleurs. Mais cela avait &#233;t&#233; notre histoire, j'&#233;tais bien dedans, ind&#233;pendante comme il me le fallait, et nous avions projet&#233; un enfant, et puis il &#233;tait mort. &lt;br class='autobr' /&gt;
A v&#233;lo, b&#234;tement, si tant est qu'on puisse mourir autrement que b&#234;tement. Et je me retrouvais &#224; pleurer tous les jours devant un carr&#233; de marbre sur lequel deux dates marquaient les limites de ma vie de couple. &lt;br class='autobr' /&gt;
A c&#244;t&#233; de moi, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://westhoek-book.fr/spip.php?rubrique428" rel="directory"&gt;Mazetti, Katarina&lt;/a&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Avec &#214;rjan, cela n'avait pas &#233;t&#233; une grande histoire d'amour. Ni une grande histoire de sexe non plus, d'ailleurs. Mais cela avait &#233;t&#233; notre histoire, j'&#233;tais bien dedans, ind&#233;pendante comme il me le fallait, et nous avions projet&#233; un enfant, et puis il &#233;tait mort.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A v&#233;lo, b&#234;tement, si tant est qu'on puisse mourir autrement que b&#234;tement. Et je me retrouvais &#224; pleurer tous les jours devant un carr&#233; de marbre sur lequel deux dates marquaient les limites de ma vie de couple.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A c&#244;t&#233; de moi, je rencontrais fr&#233;quemment un homme de mon &#226;ge, qui entretenait la tombe probablement la plus kitsch de la r&#233;gion. Il ne manquait que des jeux de lumi&#232;re pour renforcer le mauvais go&#251;t de la chose. 4 dates, probablement ses parents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pleurer c&#244;te &#224; c&#244;te cr&#233;e des liens, encore qu'il s'agissait pour lui plut&#244;t d'un entretien tenant de la r&#233;vision m&#233;canique que d'un recueillement sur la tombe d'&#234;tres aim&#233;e. Mais nous partagions un lieu d'&#233;motion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Encore qu'il &#233;tait finalement assez beau gar&#231;on, sous ses habits de paysan endimanch&#233;. Et qu'il avait, par moment, l'oeil p&#233;tillant. Il vint me voir un jour sur mon lieu de travail, &#224; la biblioth&#232;que. C'&#233;tait mon anniversaire, personne ne m'avait appel&#233;. J'acceptais son invitation. Il &#233;tait dr&#244;le, gentil, probablement tendre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais accepter d'aimer un paysan qui &#233;l&#232;ve 24 vaches et passe sa vie sur son tracteur, quand on est une citadine pragmatique, m&#234;me si on s'appelle D&#233;sir&#233;e, c'est accepter des renoncements bien plus important qu'on ne pourrait l'imaginer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il faut dire qu'il avait des sacr&#233; arguments...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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