Le monde selon Garp

vendredi 29 décembre 2006
par  sylvain
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Garp nait des amours "cliniques" d’une infirmière feministe et d’un soldat très gravement blessé, qui décéde peu après l’insémination.

Il arrive néanmoins à grandir, entre cette absence de père et cette mère très particulière, à devenir prof de faculté, et à fonder une famille de deux enfants.

Le plus jeune des enfants meurt dans un accident de la route, la voiture de son père percutant la voiture de l’amant de sa mère. La famille s’en remet, mais avec un manque énorme.

Et la vie continue.


Commentaires

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lundi 19 juillet 2010 à 22h42 - par  sylvain

je n’avais pas vu cette violence que tu décris, et qui, en y repensant, est effectivement très présente.

Oui, il y a une opposition très forte entre le monde "viril" de Garp, la lutte, la dureté de ce tu décris, et le monde tel qu’il est raconté par Irving.

Bise

lundi 19 juillet 2010 à 00h39

La violence est toujours présente, tapie dans un recoin, prête à sourdre dès la moindre inattention de Garp.

La naissance de Garp est déjà violente, naissance pendant la guerre d’un père fauché par un éclat qui s’est fiché dans le crâne, la conception dans un hôpital militaire entre deux agonisants (la scène où Jenny chevauche le soldat sur fond de râles de ses voisins de chambrée aussi mal en point que lui est désopilante), violence des préservatifs usagés dans la gueule du canon quand il est adolescent, violence du gros chien qui lui déchire l’oreille, violence des hommes qui ont violé Ellen, violence de l’histoire du chat que Garp raconte à son fils (et paf le chat), violence des voitures... Violence de l’accident...violence de la société, de la vie

Le monde de Garp serait-il un monde plus doux mais inaccessible ?

Il y a tellement dans ce livre.

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dimanche 18 juillet 2010 à 14h15 - par  sylvain

Gaïette, c’est exactement ce que j’ai ressenti en lisant ce livre.

A la fois une somme de travail énorme, pour créer, organiser, préparer toutes ces histoires, ces intrigues, cette "morale" qui meut la mère de Garp, et un réel talent pour écrire cela sans qu’on sente le moindre effort.

On retrouve les qualités d’organisation et de conception d’histoire de cet auteur dans ses autres opus, mais malheureusement jamais au niveau de celui-ci.

Bises

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dimanche 18 juillet 2010 à 11h27 - par  webmestre

Ce roman est considéré comme « THE » livre des années 80, un classique qu’il faut avoir lu. Et comme souvent avec les livres cultes je pensai avoir le temps de le lire plus tard mais aussi j’avais un peu peur de ce gros volume ; vais-je arriver au bout, c’est long 800 pages, est-ce aussi bien qu’on le dit ?

J’avais tort, ce roman est captivant dès les premières pages. Il y a tellement dans ce livre qu’il semble impossible de le commenter.

Garp quasiment né sans père, élevé par une mère féministe par défaut, Jenny voulait simplement faire ce qu’elle voulait : un enfant sans concupiscence, Garp est un père extraordinaire, il joue tous les rôles. Mais c’est un père angoissé qui veut éloigner tous les dangers menaçant ses petits. Un peu comme sa mère l’a fait pour lui, être infirmière dans la grande école pour lui en assurer l’accès, lui choisir la lutte comme sport parceque la salle est capitonnée...
Helen la femme de Garp, elle, est élevée par son père...

Et Sylvain a raison, les histoires sont organisées, tellement bien organisées que çà dérape ; il arrive toujours un grain de sable qui fait basculer le tout avec des enchainements dramatiques, violents.

Sans oublier la place accordée aux femmes, le ridicule de certaines organisations féministes...

J’ai ri, j’ai adoré.

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vendredi 29 décembre 2006 à 22h33 - par  sylvain

C’est un opus de 800 pages environ, que j’ai commencé un soir, et fini au petit matin. Totalement impossible de m’arrêter.

Ce livre a tout : des histoires qui s’emmèlent, très organisées et très construites, des personnages sérieux, d’autres à mourir de rire, un humour énorme, de l’émotion qui passe quand il le faut, et surtout un style grandiose.

Pour moi, c’est le meilleur de Irving, qui est par ailleurs un très grand auteur.

N’hésitez surtout pas, volez-le s’il le faut, mais lisez le.

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