La parallèle Vertov

samedi 17 mars 2012
par  sylvain
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Alors qu’il rentrait paisiblement chez lui, Child rencontre son grand-oncle, qui lui propose un boulot qu’il ne peut refuser : visionner des bandes d’actualité cinématographiques du début du XXème siècle.

Lorsqu’il découvre que son grand-oncle figure au premier rang d’un défilé, aussi fringuant à cette époque lointaine que lorsqu’il l’a quitté la veille, le sang de Child ne fait qu’un tour : il faut qu’il sache.

Et ce qu’il découvre est encore plus surprenant que ce qu’il pensait. Surtout que la machine à voyager dans le temps fonctionne si bien que les messager qui devaient aider Hadrien à devenir Empereur, dans la Rome antique, se retrouvent tués à cause de la maladresse de Child.

Et dès lors, pour Child, l’histoire n’est plus tout fait à le passé, et le futur devient comme nébuleux, surtout le futur du présent du moment, celui qui est dans son passé, enfin, après le premier saut. Et si en plus, l’oncle se prends pour le Créateur, alors là, voyager dans le temps devient réellement surréaliste...


Commentaires

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dimanche 25 mars 2012 à 22h35 - par  sylvain

La première partie de cet opus est totalement atone et inintéressante, au point que j’ai cherché sur le net si d’autres avaient réussi à lire le livre jusqu’au bout. Et le Cafard (Cosmique), toujours affuté, m’a conseillé de m’accrocher. Alors j’ai tenu bon, et je n’ai pas regretté.

Certes, ce n’est pas un chef d’oeuvre d’imagination, mais il faut reconnaître que le thème du voyage dans le temps est bien utilisé. Une partie complexifie à souhait l’analyse des possibilité de ces voyages, au point de démontrer que l’avenir est écrit, que le destin de chacun est scellé depuis l’aube du temps. Et on y croirait presque, finalement.

Mais la suite ramène le bon vieux libre-arbitre au goût du jour (enfin, du jour, quand on voyage dans le temps, c’est vite dit), et chacun peut à sa guise devenir l’acteur de son destin, et aussi du destin de son grand-père, voire de celui de ses petits enfants, si cela lui chante. Et les causalités circulaires (zut, j’ai fait un enfant à mon arrière grand-mère, ce qui fait que je suis à la fois moi et mon aïeul) ne sont finalement que des causalités classiques, du moment qu’on les regarde en 4 dimensions.

Ca a au moins le mérite de faire cogiter sur la structure du temps, la vitesse de la lumière, et autres joyeuseté.

La fin est amusante (vous ne croyez quand même pas que je vais vous le dire ?), mais moins qu’un livre que j’avais lu il y a très longtemps, et qui envisageait qu’un voyageur dans le temps se mette à osciller du passé au futur, en gagnant de l’énergie à chaque fois, jusqu’à arriver... au big bang.

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